Période Une : 5 mois après

Ressortir du schéma du « elle » pour reparler de moi.

Je ne sais pas trop pourquoi ce soir, j’ai décidé de faire le point.
En fait si.
Je sais qu’un jour ou l’autre, je reviendrais lire ce petit récit nocturne pour me souvenir et comparer avec la prochaine situation.

Un peu comme je le fais avec ces « feelings » et autres « moments » que je décris depuis quelques temps.

Donc voilà, cinq mois après.

Il suffit que je me pose quelques minutes pour savoir que ça ne va pas.
Pourtant, tous les jours, j’ai ma part de joie, de rire, d’excellents moments, d’espoir…
Autant de preuves que les choses ne sont jamais simples. Il ne suffit pas de faire l’addition de tout ça pour dire que ça y est, on va mieux.

Ce soir, j’ai juste envie de dire que d’être célibataire, ce n’est pas (toujours) un choix. En tout cas, ce n’est clairement pas le mien.
J’aimerais vraiment être avec quelqu’un. Mais pas n’importe qui. Je m’accorde le droit de sélectionner la personne qui devra me compléter.

Je déteste (et le mot est faible) donc toutes ces personnes qui clament qu’elles sont très bien toutes seules, qu’elles prennent du temps pour elles, etc. J’ai envie de leur dire que le jour où elles en auront marre de cette solitude souhaitée, il ne suffira pas de claquer des doigts pour que les règles changent.

Prenons un exemple : moi.
Des années que je vis des histoires sérieuses, plus ou moins longues, plus ou moins réussies.
Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être un cinquantenaire qui vient de se faire virer de son entreprise et qui se retrouve à déposer son CV un peu partout pour retrouver un job. Question de survie.

Je suis là, apte à vivre quelque chose avec quelqu’un, mais toujours le même type de réponse : « Nous ne recherchons personne actuellement, mais nous gardons votre dossier pour l’étudier en temps voulu« .

Le réveil est brutal. Pendant que je faisais des bisous à celle-ci ou celle-là, le monde des relations entre adultes a avancé sans moi. Et là, j’ai l’impression que je n’ai pas les codes pour établir un lien avec la bonne personne.

Pourtant, depuis ces cinq derniers mois, on ne peut pas dire que je n’ai pas essayé. Une fois ou deux, j’ai même cru que ça allait se faire. Peu importe que ça soit pour une nuit ou vraiment plus longtemps, j’ai envie de m’adapter; tout comme j’ai envie de partager un sentiment amoureux (dans son sens le plus contenu) avec quelqu’un. Les envies…

Le pire, c’est que derrière chaque déception, je repense à elle.
Torture.
J’aimerais vraiment l’oublier.

Seul sans elles.
Seul sans elle.

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