C’est un peu la panique.
Je dois écrire un énième « à propos » (certains diront que j’ouvre trop de blogs), mais celui-ci est sûrement le plus important. Parce qu’il parle de moi.
Je ne dois pas me le rater. Parce qu’il doit expliquer pourquoi j’ai eu envie de faire gürlz.
Faisons d’abord le point : je suis célibataire, une fois de plus. Une fois de trop.
Pendant ma dernière rupture, je lui avais dit : « Ne t’inquiète pas, je n’irais pas faire comme Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg) dans The Social Network; je n’irais pas me bourrer la gueule et baver sur toi et notre histoire sur mon blog. »

Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça ce soir là. Et je ne sais pas pourquoi cet instant est resté gravé dans ma tête. Mais les jours passant, le contrecoup de cette soirée résonnant, j’en arrivais presque à envier Mark / Jesse : il avait pu dire à l’instant t ce qu’il avait sur le coeur, comme ça lui venait, même maladroitement.
…
Certain(e)s le savent, quand je sens que la situation m’échappe, j’ai besoin d’exprimer ce qui se passe dans mon crâne, parce que je ne supporte plus pas que les choses se dégénèrent à cause d’une incompréhension. Pour savoir ce qui je suis, il faut savoir comment je raisonne et surtout, le « pourquoi » de ce cheminement.
Donc peut-être que ce blog donnera quelques indices.
L’idée, c’est de parler de mes histoires avec elles.
Elles, c’est elle, elle et encore elle.
J’ai toujours pensé que si je suis comme je suis, c’est en grande partie due aux relations que j’entretiens avec elles. Et c’est donc pour ça que je prendrais le temps de reparler de ces bons et mauvais moments passés, dans le désordre, sans donner de nom, de lieu précis ou d’indication d’époque.
Parfois même, je mentirais sur le superflu, quand ça sera nécessaire, pour éviter les problèmes.
D’ailleurs, j’aurais pu me faciliter la tâche en rendant ce blog complétement privé. Mais j’ai besoin de me mettre en danger. Sinon, autant discuter avec moi-même pendant des heures.
Et puis le but, c’est quand même que toi, tu puisses savoir.
Pourquoi le nom « gürlz » ?
Tout simplement parce que j’attache beaucoup d’importance aux mots, à leurs sonorités, les lettres qui les composent.
Au début, j’avais pensé à écrire un blog qui s’appellerait « Les saisons douloureuses« , parce que je trouvais qu’il y avait un écho aux « Liaisons dangereuses« . Dans ce blog, je voulais reparler de toutes mes histoires de coeur dans l’ordre chronologique des choses, et mettre en place un système où sur la même page, on puisse tomber sur un événement du passé et un autre plus récent, pour voir s’il y a un écho entre les deux.
Mais c’était trop compliqué à mettre en place. Et puis je ne suis pas prêt à tout dire, comme ça, avec précision. Certaines histoires doivent rester secrètes.
Donc je suis reparti sur l’idée d’un blog simple, plus subtil, et qui serait un sous-domaine de mon blog actuel. Alors il fallait trouver un mot unique, histoire d’avoir une url pas trop longue (parfois, y’a rien de magique ou de romantique dans mes divagations).
J’ai donc pensé à Woman. Puis Women. Mais non, ça ne me disait rien. Le mot Girls me semblait plus approprié. Parce qu’une femme, c’est d’abord une fille, mais l’inverse n’est pas forcément vrai.
Puis comme souvent, je ne sais pas comment, mais j’ai pensé à Gürlz. Mais j’ai aimé ce mot pour sa sonorité proche du mot original. Et j’ai tout de suite fait le rapprochement avec le couple lol / lulz : l’un fait rire, l’autre fait sourire jaune.
Enfin, je suis passé de Gürlz à gürlz, avec un « g » minuscule.
Parce que dans le nom de domaine, y’a pas de majuscule.
Parce que je trouve ça plus joli en minuscule.
Parce que, par vengeance, je n’avais plus envie de sacraliser le terme en le transformant comme je pouvais.
Entre hasard et choix.
Et si il y a des fautes dans mes phrases, c’est pas grave.
