Parce qu’à un moment, il fallait bien que je revienne.
Sensation bizarre.
L’impression de lire une autre personne.
Indirectement, je me rends compte que pendant tout ce temps, j’étais sous l’emprise d’un alcool au goût de solitude et d’incompréhension. Avec une goutte de romanesque forcé, afin de poser mes problèmes sur de bons mots.
Puis « elle ».
Plusieurs fois, j’ai voulu venir ici pour raconter ces instants du passé qui ont eu l’air de me définir. Mais voilà, impossible de trouver les premières lettres à taper. Et pour raconter quoi ? Avant « elle », j’avais l’impression que cet espace pouvait vivre encore longtemps, très longtemps… Depuis « elle », plus rien. Le déclic n’est plus là.
Et cette sensation que pendant tout ce temps, en fait, c’était une autre personne qui avait les commandes. Je reviens ici en spectateur de mon propre passé, écrit par quelqu’un qui a vécu mes joies et mes peines et qui a pris le soin de les mettre ici pour que je puisse les relire sous un oeil neuf quelques mois après…
Dix exactement.
Entre ces deux périodes, il y a eu « elles ».
Autant de moments gâchés par des incompréhensions et un mauvais timing.
Je pourrais revivre ces histoires de toutes les manières possibles, elles étaient vouées à l’échec sans qu’aucune des deux parties ne puissent se trouver d’excuses.
C’est encore plus difficile de comprendre la fin d’une histoire qui se termine toute seule.
Mais me voilà donc aujourd’hui, avec « elle », avec mon lot de doutes et de bonnes intentions.
Toutes ces petites anecdotes racontées ici me le prouvent : il faut juste prendre le temps de vivre les choses, et s’en souvenir…
… ça peut toujours être utile pour plus tard.
