—48 : The Mindfucker

C’était prévisible. À un moment ou à un autre, elle l’aurait dit de toute façon…

« Tu as l’art de te prendre la tête ».

Elle a vu juste.
Et comme à chaque fois, je suis à la fois heureux et vexé à l’arrivée de cette constatation.

Heureux parce que je me dis qu’enfin, on commence à comprendre que derrière cette décontraction apparente, il y a une machine un peu déréglée qui cherche pertinemment à retrouver un sentiment de logique.

Vexé parce que généralement, la découverte pour l’autre de ce détail important se fait souvent de façon dédaigneuse, comme si j’étais le seul à le faire, et que surtout, c’était une mauvaise chose.

Surtout que ce qu’elle ne voit pas, c’est que si je me prends effectivement la tête, c’est parce qu’elle ne m’aide pas à la comprendre.

Elle.
Elle qui est tout sauf mystérieuse.
Elle qui fait une chose et son contraire et qui pense que je ne vais pas le remarquer.
Elle que je déteste un peu parce qu’elle me laisser ranger le bordel qu’elle est entrain de foutre.

J’ai limite envie de lui gueuler dessus. Je n’aurais pas besoin de chercher une logique si elle l’était.
Mais faible comme je suis, il suffit d’un sourire ou d’une absence de sa part pour que je veuille rester près d’elle… pour mieux la connaître.

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