Soyons honnêtes quelques secondes.
Essayons au moins.
Même dans mes moments les plus controversés, je ne me suis jamais considéré comme « le méchant ».
Moi, je suis (généralement) le mec sympa. L’épaule. Le meilleur ami pratiquement gay des filles à problèmes. Celui qui tombe donc amoureux de la demoiselle en détresse mais qui restera dans la friendzone.
Du coup, quand elle se plaint du méchant, j’ai envie de commencer toutes mes phrases par « Moi, je ne suis pas comme ça… »
Glisser une semi-déclaration dans ce genre de moment, ce n’est jamais une bonne idée…
Il n’empêche qu’on demande toujours aux mecs « gentils » comme moi d’être compréhensifs. Comprenez par là de garder les sentiments et les pulsions sexuelles bien à l’écart, d’oublier que l’autre est de sexe opposé, et par conséquent une partenaire potentiel…
Ça, je veux bien.
Mais parfois, vraiment, ça ne se contrôle pas…
Du coup, quand elle se demande pourquoi « le méchant » est méchant, j’ai juste envie de lui rappeler que « le gentil », par opposition… est gentil. Et qu’il semble correspondre à ses attentes.
Sauf que « le gentil », il est un trop bon pote, limite comme un frère. Y’a pas mieux pour dire « Je veux pas de toi ».
Tout ça pour dire que dans ces moments là, je me dis toujours à un moment : « Pourquoi lui ? Est-ce que je dois te faire du mal pour que tu m’aimes un peu ? »
