« Tu sais que [XXX] t’attend derrière [LIEU] ? »
Une grande partie de moi sent le piège. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ce lieu ?
L’autre partie veut y croire.
Il est tard, mais j’y vais.
Pendant tout le trajet, je souris autant que je m’inquiète.
Si l’information est vraie, je n’aurais qu’à me laisser porter par son envie de me voir.
Si l’information est fausse, je devrais vivre avec cette idée que n’importe qui peut jouer avec moi avec les bonnes armes.
J’arrive sur le lieu du rendez-vous.
Personne.
J’attends un peu.
Un peu plus.
J’attends vraiment.
Personne.
Je retourne au lieu A.
J’interpelle le messager.
« Ben elle est repassée, elle te cherchait. Je crois qu’elle est là-bas maintenant »
Autre lieu, autre décision à prendre.
J’y vais.
Et encore personne.
Même rituel. J’attends parce que je ne sais faire que ça.
Retour au point A.
Avant d’entendre un autre mensonge, je décide de frapper le premier :
« Tu serais pas un peu entrain de te foutre de ma gueule ? »
« Si, mais c’est tellement drôle de te voir courir après elle. »
Je ne sais pas si c’est vraiment drôle.
Mais c’est un peu pathétique, c’est vrai…
