« Nothing good happens after 2 A.M. »
J’aime bien quand la vie me prouve le contraire.
Du bruit, des gens qui dansent, qui se racontent des banalités, font semblant de connaître le prénom de leur interlocuteur.
Besoin d’une pause, je m’éclipse sur le balcon.
Je crois reconnaître ce dos. Je m’approche, et je me rends compte de mon erreur. Il est trop tard pour ne pas bafouiller quelque chose.
« Ça va ? »
Elle me répond que ça pourrait aller mieux.
Syndrome du héros.
Elle m’explique le problème, je l’écoute, et elle me devance en me disant que ça va passer, que les choses ne vont pas durer.
La soirée continue. La salle se vide, certaines personnes restent.
Syndrome du premier métro.
Deux filles, deux garçons, deux directions.
Séparation.
Lui et l’autre elle.
Elle et moi.
Nous nous retrouvons donc ensemble, dans ce métro, à parler rapidement de nos vies.
On ne se connait pas, mais je lui explique mon point de vue sur certains aspects de son histoire.
Ça pue le pessimisme, mais elle ne m’en veut pas.
N’empêche, pour me faire comprendre, je lui raconte certains détails de mon parcours.
Je ne sais pas si c’est la fatigue ou si c’est le fait de parler avec elle, mais les mots que j’utilise ne sont pas les mêmes. Il y a une nouvelle vérité dans mes phrases.
Du coup, je m’écoute.
J’aurais aimé que ce trajet dure un peu plus.
J’aurais aimé continuer à parler avec elle.
J’aurais aimé me parler un peu plus.
Il va falloir trouver une façon de revivre ça.
