S’il fallait une preuve que je ne contrôle pas toujours ce que je dis, ça serait celle-là.
Entre elle et moi, les discussions durent des heures. Les sentiments se cachent dans les banalités, tout se passe bien. Je m’attache chaque seconde un peu plus, et comble de l’absurde, mon esprit dépendant joue aux montagnes russes de façon presque physique.
Comment lui dire à quel point j’ai envie d’être avec elle ?
Réponse : avec une scène de Spider-Man 3.

Au moment où j’entame cette comparaison, je sais que je suis sur une piste glissante. À tout instant, je peux devenir ce cliché du mec bizarre qui a déjà réservé sa place aux trois prochaines conventions Star Trek à travers le monde.
Mais d’un autre côté, je ne vois pas mieux que ce petit bout de scène du Jazz Club pour lui exprimer de façon « claire » ce qui ne l’est pourtant pas dans ma tête.
Comme une pulsion.
Plus je lui explique la scène, son déroulement, ce que j’en retire, plus j’entre en phase avec elle. À la fin de la démonstration, elle semble avoir compris. Bien compris même.
C’est donc comme ça qu’on crée des moments de pure complicité ?
