Je répète à qui veut l’entendre que je n’ai pas de regrets dans ma vie.
Selon moi, faire les choses en connaissance de cause m’empêche de regarder en arrière et changer d’avis. Je voulais le faire, je l’ai fait, donc tout va bien.
Bien sûr, je mens.
Et je regrette d’avoir été aussi lâche avec elle.
…
Il y a des histoires qui se racontent sur des bancs.
Celle-ci n’est pas heureuse.
Depuis quelques jours, je devais lui faire vivre un enfer.
Depuis quelques heures, j’avais pris ma décision.
Depuis quelques minutes, j’étais entrain de lui mentir sur la raison de ma rupture.
Je ne lui disais pas la vérité.
Je lui inventais au fur et à mesure une histoire qu’elle pouvait entendre…
… et qui me rendait presque humain.
L’équivalent d’un « C’est pas toi, c’est moi », mais en masculin.
L’idée était donc de la protéger une dernière fois de moi et mes foutus problèmes.
Aujourd’hui encore, je crois m’être sacrifié pour la bonne cause alors que j’étais à la base du problème.
J’ai foiré mes adieux comme j’ai foiré mon histoire avec elle.
Ça explique pourquoi parfois, je pense à la retrouver, pour voir à quel point sa vie est bien meilleure depuis que je n’en fais plus partie.
