—110 : Jusqu’à ce que la mort n’arrange rien…

Ne pas réfléchir, écrire les choses comme elles viennent, sinon, elles ne sortiront jamais.

Je n’ai jamais parlé de sexe ici. Parce que le sujet est délicat. Et qu’il ne rentre pas dans « la ligne éditoriale » de cet espace.

Je n’ai jamais parlé de la mort non plus. Parce que c’est un sujet tabou.
Pourtant, à plusieurs reprises, j’ai voulu mourir à cause d’elle.

C’est bizarre, cette autocensure autour de ces pensées morbides.
En vouloir à l’autre, l’insulter, lui souhaiter du mal, à la rigueur, on l’accepte. On se dit que c’est la douleur qui parle, qu’il y a deux personnes dans le véhicule et que ce n’est pas nous au volant.

Mais vouloir se faire du mal à soi-même n’est pas envisageable.
Il ne faut surtout pas y penser.
Il ne faut surtout pas en parler.
Sujet tabou.

Et pourtant…
Dans ces moments où la pénombre fait partie de notre quotidien, on se dit qu’on n’est pas forcément le seul à avoir eu cette idée de mettre un point final à une histoire qui, selon l’autre, n’existe plus.

Surtout qu’égoïstement, cet acte soit-disant libérateur serait aussi l’ultime façon de blesser l’autre. Je comprends que l’image puisse être séduisante.

Comprenons-nous bien, je ne parle pas au présent.
Mais l’idée m’a traversé l’esprit.

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